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Bop-N-Jazz  by Brent BLACK

November 18, 2014

 

Japan's answer to Paul Motian, Ichiro Onoe is perhaps the next great lyrical drummer of our time.

 

Ichiro Onoe and Wind Child take finesse to a new level and we will not even discuss his compositional expertise - yet! Having studied at Berklee and performed with such luminaries as Ron Carter and Makoto Ozone there is little to question in terms of credibility. Here is a brief bi-lingual of sorts break down:

 

Pianist Ludovic Allainmat would seem to drive the lyrical train while saxophonist Geoffrey Secco provides the perfect counterpoint throughout this amazing set. Drummer Onoe plays with a heightened sense of finesse and swing not heard since the passing of the great Paul Motian. An amazing session that bodes well for perhaps the next great universal drummer to come our way. Nothing to grind on here, as close to perfect as one can get. 

 

 

Culture JAZZ  by Thierry GIARD

3 octobre 2014


Batteur d’une grande finesse mélodique, capable d’impulser un swing toujours vif, Ichiro Onoe, japonais désormais parisien depuis 17 ans prend les commandes de son propre quartet pour ce premier disque sous son nom. Il se révèle aussi en tant que compositeur soucieux de donner à chaque thème une architecture originale en jouant sur le fort potentiel de ses coéquipiers (très beau travail de Matyas Szandai à la contrebasse). Voilà donc, enfin, une belle occasion d’entrer dans l’univers de ce batteur devenu leader, à la croisée d’influences (le jazz dans sa diversité, les musiques populaires...) travaillé avec une science du geste toute japonaise.

 

 

JAZZMAGAZINE JAZZMAN by Eric QUENOT

Novembre 2014


A la manière d'un Bob Mintzer ou d'un Don Grolnick, Ichiro Onoé, batteur japonais, parisien d'adoption, est un amoureux des mélodies enjouées balançant entre bop moderne et jazz binaire (le free s'invitant parfois). Ses compositions, efficaces, sont solidement prises en main par Ludovic Allainmat (p), Matyas Szandai (b), et Geoffrey Secco, un saxophoniste ténor dont l'énergie et le son ne laisseront pas indifférent.

 

 

JAZZ NEWS by Bruno PFEIFFER

December 2014

 

Les sidemen de luxe vivent parfois avec le besoin de formaliser une œuvre. Le

Batteur Ichiro Onoe est installé à Paris depuis 17 ans. On l'a entendu derrière nombre de figures de la nuit des clubs parisiens, de Bobby Few à Bruno Angelini, en passant par Hal Singer, Philippe Le Baraillec et Mina Agossi.  Auprès des pointures de passage (Frank Lacy, Chris Cheek, Joe Lee Wilson). Enfin derrière les stars (tournée avec Jane Birkin). Le touche-à-tous saute donc le pas. Depuis le printemps 2013, il rode avec conviction ses propres compositions entre swing

(« Ermitage »), funk (« Playgroung »), free (« What Do You Want ») et balladeers (« Wind Child », «REcesses of the Heart »). Avec pour fil rouge tout au long de cette session en leader : le feeling.

 

 

Sun Ship by  Franpi BARRIAUX

January 2015


ll est des noms qui reviennent souvent dans les conversations d'amoureux de jazz et qui pourtant n'affichent pas une discographie importante sous leur nom. On dit alors qu'il sont d'excellents sidemen, mot qui n'a rien d'infamant et qui est même sacrément glorieux quand on regarde certaine cartes de visites. Ne pas avoir délimiter sa propre géographie ne signifie pas forcément qu'on n'a pas d'univers propre ; c'est simplement que chaque chose doit venir à son heure.
Le batteur japonais Ichiro Onoe, installé en France depuis presque 20 ans est de ceux-ci. Percussionniste élégant, rythmicien subtil, on l'a vu aux côté de Bruno Angelini, de Chris Cheek, et surtout de Philippe Le Baraillec, avec qui il compte plusieurs album et la chanteuse Mina Agossi, dont il a accompagné fidèlement les premiers albums. Il y a également une carrière au Japon, où il a joué avec des musiciens américains habitués de l'archipel (Ron Carter) et d'autres musiciens nippons (Yasuko Agawa, entre autres). Un carrière bien rempli auquel il ne manquait plus qu'une boussole ; un album a soi, avec ses propres compositions, entouré de musiciens choisis.
C'est tout le propos de Wind Child, enregistré en quartet.
Lorsque commence "Ladie's Day", on est en terrain connu. La rythmique est solide et bien définie. Le sax ténor de Geoffrey Secco chaleureux et fortement influencé par Coltrane. On s'attend à un disque un peu propre et bien réalisé, comme il en existe des dizaines qui montre que la scène hexagonale est volubile et de grande qualité...
Et puis soudain, on prête attention. Au jeu très ample d'Onoe d'abord, qui va chercher dans ses cymbales des petites anfractuosités dans la solide armature. Aux prouesses rythmiques de Ludovic Allainmat ensuite, qui tient la maison sur la plupart des morceaux lorsque les deux comparses de la doublette rythmique s'en vont chercher l'émotion dans de longs dialogues.
Et puis il y a Matyas Szandai, le contrebassiste hongrois installé en France depuis une pincée d'année dont je pense n'avoir eu de cesse de dire qu'il était certainement l'un des meilleurs d'Europe dans sa génération -et peut-être même au delà-, même certaines de ses collaborations depuis qu'il est en France on tendance à résulter de choix discutables.
Il y a d'abord ce solo remarquable en pizzicati sur "Ladie's Day", et puis cette réjouissante discussion avec le piano,au coeur de "Playground". Szandai s'instille, offre de l'espace, projette le quartet dans des dimensions plus abstraites au coeur même de ballades très classiques ("Recesses Of The Heart") et surtout entretient avec Onoe une relation quasi télépathique, notamment sur "l'excellent morceau "Wind Child" qui donne son nom à l'album. Mélange de sentiments parfois contraires qui racontent l'enfance du leader, il commence en toute quiétude, par le souffle sucré de Secco.
On connaissait un batteur discret et efficace, le voici qui nous livre un album où sa batterie dessinne de luxuriant paysages aux parcours et aux atmosphères changeantes qui ont entre-elles une forte et puissante déclaration d'amour pour le jazz. Et une propension à jouer tous les styles, parfois au coeur d'un même morceau sans sombrer dans la variété.
En témoigne le très joueur "What Do You Want" qui commence dans une discussion archet/piano des plus réjouissante. Et puis après une tournerie légère, tout explose pendant que le piano entame une mélodie aux reflets japonisants. La rythmique se durcit sous les coups de boutoirs conjugués d'Allainmat et de Szandai et le ténor devient cataracte sur le drumming placide d'Onoe. Le Free s'invite soudain, dans une rupture, sur les martellements de peaux.
S'il y a un vent de l'enfance sur ce disque, c'est la séquence de turbulence !
Wind Child est le disque d'un quartet qu'Onoe avait baptisé "What I am". Il est peu de dire qu'on le découvre. On pourrait même aller plus loin : Wind Child, c'est la prise de pouvoir de quatre musiciens qu'on a l'habitude de croiser en sidemen dans les formations.
Une très agréable initiative, pour un résultat tout à fait réussi.

 

 

Les Dernières Nouvelles du Jazz by Sophie CHAMBON

January 30 2015

 

Ichiro Onoe, batteur japonais devenu parisien depuis 17 ans, a longtemps tourné en sideman avec Bobby Few, Chris Cheek, Ron Carter, Makoto Ozone,Frank Lacy, Bruno Angelini, s’est fait remarquer dans le disque de Philippe Le Baraillec, sur le label de l’Ajmi. Des univers musicaux assez différents auxquels il a su apporter sa couleur et sa finesse rythmique.
Il sort son premier album en leader Wind child du nom du premier morceau autobiographique composé au Japon, où il nous livre ses souvenirs et émotions.... Il s’entoure de jeunes talentueux dont on devrait entendre parler, tant il est vrai que l’on dispose ici d’un vivier de musiciens impressionnants qui ne demandent qu’à jouer : Matyas Szandai à la contrebasse, Geoffroy Secco au saxophone ténor et Ludovic Allainmat au piano. Ce Wind Child nous entraîne avec des compositions variées, toutes du batteur, dans le terrain familier du jazz que l‘on joue en club des ballades délicates comme « Recesses of the heart », un « Playground » très fusion ( Ichiro Onoe est fan du saxophoniste des Yellowjackets Bob Mintzer), des giclées de free comme dans « What do you want ». Révélant un véritable talent d’accompagnateur aux capacités inventives, le batteur préfère l’interaction avec ses complices qu’il a même tendance à mettre en avant par son soutien rebondissant, son énergie canalisée finement. Vibrant et charnel, revigorant, cet album jazz dessine une histoire aux couleurs subtiles ; une simplicité apparente, une fluidité marquée mais une authentique déclaration d’amour pour cette musique.

 

 

Citizen Jazz by Denise DESASSIS

February 2015


Ichiro Onoe n’est pas un débutant. Ce batteur japonais, né en 1957, vit à Paris depuis un peu moins de vingt ans, ce qui lui a permis d'acquérir le statut enviable d’un sideman recherché. Il s’est produit aux côtés de Chris Cheek, Bruno Angelini, Olivier Ker Ourio, Philippe le Baraillec, mais aussi comme accompagnateur de chanteuses telles que Mina Agossi (avec laquelle il a enregistré cinq albums entre 2005 et 2012), ou même Jane Birkin lors d’une récente tournée. Lorsqu’il était au Japon, on l’a vu évoluer avec Ron Carter, Tatsuya Sato, Yasuko Agawa ou encore Makoto Ozone. Un long parcours donc, des rencontres multiples, au premier rang desquelles celles des musiciens avec lesquels il a choisi de former un quartet dont tout porte à croire que le premier disque, Wind Child, est à considérer aussi comme un nouveau départ. Peut-être parce que pour la première fois, le batteur joue sa musique et passe au premier plan. Ce dont il faut se réjouir, tant la séduction opérée par les huit compositions de l'album, toutes signées Onoe, est immédiate.

Wind Child est un disque de jazz aux couleurs classiques par la formulation instrumentale du quartet (saxophone, piano, contrebasse, batterie), mais qui veut à l’évidence s’échapper dès que possible d’un cadre qui serait trop contraint. Si une bonne partie des compositions respecte la grammaire d’un jazz hard bop de grande facture, au point qu’on se demande parfois si on ne les a pas entendues auparavant tant elles ont des allures de standards intemporels, leurs thèmes accrocheurs (« Ladies’ Day », « Ermitage », « Reda », ou encore l’irrésistible « Playground ») sont magnifiés par l'interprétation, habitée d’une conviction fiévreuse, d'un quartet en état d’équilibre parfait. Le phrasé dense et habité – probable héritier de celui de John Coltrane – du trentenaire Geoffroy Secco au saxophone ténor ; la solidité à toute épreuve de l’impressionnant Matyas Szandai (un contrebassiste hongrois qui s’est déjà illustré auprès de grands noms tels que Chico Freeman, Rosario Giuliani, Kurt Rosenwinkel ou Chris Potter), en communion totale avec le batteur tout au long de l’album ; la brillance mélodique du jeu de Ludovic Allainmat au piano, lui-même en association très intime avec une contrebasse décidément au cœur du dispositif rythmique : voilà des ingrédients musicaux et humains, unis pour le meilleur, grâce auxquels le jeu d’Onoe, souple et puissant à la fois, trouve matière à l’exposition de toute la richesse de ses couleurs. Qui sont nombreuses au point qu’on est tenté de le comparer à un peintre dont les motifs sonores vont de la frappe puissante et sèche des peaux (comme sur le final de « What Do You Want ») au drive conquérant des cymbales (« Ladies’ Day »), en passant par le bruissement sablonneux des balais sur la caisse claire (« Recesses Of The Heart »), le foisonnement  (« Playground ») ou les oppositions solaires entre fûts et cymbales (« Dancing With Eos »).

Au-delà de la variété des climats de Wind Child, il faut apprécier les belles surprises que réservent certaines compositions : ainsi, l’étonnant « What Do You Want » qui commence par un duo noueux entre le saxophone et la contrebasse jouée à l’archet, avant de s’abandonner à une valse instable qui, elle, ne tardera pas à exploser pour ressurgir à intervalles réguliers, après avoir été bousculée par les échanges bruitistes des instruments. A l’opposé, certaines compositions semblent nimbées d’une douceur brumeuse (« Recesses Of The Heart ») et revêtent un caractère plus poétique, comme pacifié. 

Ichiro Onoe est un musicien aux influences multiples – il revendique celles de Coltrane, Mingus, Weather Report ou Bob Mintzer – dont l’équation personnelle trouve ici une première résolution des plus convaincantes. Il souffle sur sa musique un air vivifiant – est-ce celui du vent de l’enfance évoqué par le batteur ? – dont la fraîcheur se nourrit à la fois de l’énergie déployée par quatre musiciens d’une grande justesse du début à la fin et de la foi d’Ichiro Onoe en l’idée double selon laquelle sa musique doit être l’expression de sa grande sensibilité et qu’il lui fallait attendre le moment opportun pour la laisser paraître au grand jour. Pour le reste, est-il besoin de redire une fois encore qu’Ichiro Onoe est un magnifique batteur qu’il est grand temps de découvrir ?

 

 

Jazz Hot by Mathieu PEREZ 

Spring 2013


Pour son premier concert en tant que leader, Ichiro Onoe a choisi un club intime pour partager avec ses proches les compositions originales qu’il a écrites au fur et a mesure de son itinéraire musical. Onoe, remarquable styliste que l’on a pu voir jouer aux côtés de Bobby Few, Hal Singer, est toujours à l’affût de jeunes talents –pensons à sa collaboration pour le premier album de Florian Bellecourt (vib), Fluid Device. Et c’est avec méticulosité qu’il a choisi les membres de son quartet, Mátyás Szandai (Herbie Mann, Archie Shepp, Dresch Quartet), Geoffrey Secco (Ernesto Tito Puentes, Dany Doriz) et Ludovic Allainmat (Max Pinto, Jean-Loup Longnon, Franck Lacy), trois jeunes musiciens expérimentés. La set list est l’image du batteur : singulière, variée et éclectique. Que ce soit avec une ballade, « Recesses of the Heart », un titre ultra swing, « Ermitage », ou un morceau plus funky, « Playground », Ichiro Onoe, dont on sent, à voir la concentration des musiciens durant le set, des partitions élaborées, déploie toute son énergie et joue avec ses tripes. Les musiciens tout aussi concentrés sont à leur meilleur quand le batteur les pousse au maximum. Quelques hésitations dans la reprise de « Ladies in Mercedes » de Steve Swallow ne jettent aucune ombre sur la musicalité de Secco et d’Allainmat et la technique de Szandai, qui est exceptionnelle. Après une subtile « Carolyn ‘Keki’ Mingus » de Charles Mingus, la soirée finit en beauté avec le tout premier titre composé par le batteur, « Le Vent de l'Enfance ».