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Video playlist :

Flap'N Flow

  

Despite All

                 

Wind Child  

                 

What Do You Want 

                 

Ladies' Day  

                  

 

 Press :

 

Le Télégramme – Gilles Carrière  

March 2,  2020

 

Le jazzman Ichiro Onoe fait mouche au théâter Max-Jacob

 

Ça n’est pas tous les jours qu’un batteur-leader s’affiche en Cornouaille. Ichiro Onoe constitue une exception, enfin presque. Le sexagénaire nippon était, dimanche, sur la scène du théâtre Max-Jacob, à Quimper, dans le cadre des Aprèm’Jazz. Avec, à ses côtés, Damien Varaillon (contrebasse), Geoffrey Secco (sax ténor) et Ludovic Allainmat (piano).

 

Caché derrière ses fûts, Ichiro Onoe raconte sa vie en musique. Quelque notes valent ici tous les mots du mondes. Première salve sur les accords de « Miyabi » (la traduction japonaise d’« élégance ») qui donne son nom à un deuxième opus sorti il y a quelques mois. L’artiste y explore des thèmes composés à l’origine pour des instruments traditionnels. C’est, du moins, ce qu’il résume dans un français clair quoiqu’un brin hésitant.

 

Entre force et finesse

Bien entendu, chez Ichiro Onoe, l’apport du swing y est majeur. Tout en fixant du regard son archipel natal, Ichiro Onoe n’oublie pas qu’il a été nourri au biberon de John Coltrane, Charles Mingus et Weather Report. D’emblée, le musicien dévoile une grande sensibilité musicale et une finesse de jeu réelle, l’essentiel consistant à apporter une couleur rythmique à des morceaux solides, sans exception. Dans la foulée de « Miyabi », Ichiro Onoe et sa team fondent sur «Reda», tiré lui de « Wind Child » (2014), le premier disque. Mais c’est l’épisode suivant, « Ladies’ Day », entre force et finesse, qui vaut au quartet une salve très nourrie d’applaudissements.

 

Sans la moindre pause, le reste du show (« Despite All », « Playground » fournit largement de quoi se réchauffer les esgourdes. En fin de parcours, Ichiro Onoe prouve aussi qu’il aime la navigation par gros temps lorsqu’il exécute un «What Do You Want ? » qui vaut par son esthétique climatique tout en longueurs et ruptures. Bref, un authentique morceau de bravoure comme on les aime, clôturant un concert de (plutôt) haute tenue que les quelque 80 spectateurs garderont probablement en mémoire. 

 

 

Jazz-Rhone-Alpes.com by Claudie Sénac

11/01/2018 – Ichiro Onoé Quartet au Jazz Club de Grenoble

 

Un concert exceptionnel avec Ichiro Onoé quartet.

Ichiro Onoé batteur japonais qui vit à Paris depuis une vingtaine d’années, et que vous avez pu voir il y a quelques années comme batteur attitré de Mina Agossi, s’entoure de musiciens de talent pour nous offrir une musique subtile, tonique et variée.

La première partie orientée « be-bop » nous plonge dans un monde sonore swinguant et vivifiant. Le batteur soutient ses musiciens tout en finesse, sans jamais les étouffer, chacun garde sa personnalité.

Il utilise surtout les baguettes que ce soit aux tambours ou aux cymbales.

La deuxième partie est très différente, avec des incursions dans le free jazz, comme dans What do you want, composition d’Ichiro, qui explose puis vient s’adoucir dans des rythmes de valse. Incursions aussi dans les rythmes afro-cubains, ou jamaïcains. Puis la couleur rythmique devient de plus en plus osée et Ichiro laisse exploser ses cymbals avec enthousiasme.

Le saxophoniste ténor Geoffrey Secco, originaire d’Aix les Bains nous surprend tous, son jeu aux influences multiples, rappelle Michael Brecker, parfois James Carter et même Gato Barbieri.

Sa musique foisonnante nous conduit dans les recoins les plus profonds de nos sensations. Il pratique d’ailleurs des concerts sous hypnose. Le pianiste Ludovic Allainmat ayant un problème de santé, était remplacé au pied levé

par Olivier Truchot de Lyon que vous connaissez tous (il joue et enregistre souvent avec Zaza Desiderio). Son jeu s’adapte incroyablement vite aux thèmes et improvisations de chacun avec une musique généreuse et inventive, lyrique quand il le faut, comme dans leur Summertime. Enfin le bassiste hongrois Matyas Szandaï rythme avec justesse, énergie et créativité tous les thèmes joués souvent de styles très différents, que ce soit Summertime, ou Wind Child. Le bis Caroline Keikki Mingus de Charles Mingus commence par un duo contrebasse-saxo lent et montre une fois de plus leur éventail de styles.

Ichiro Onoé: batterie ; Geoffrey Secco: sax ténor ; Olivier Truchot: piano ; Matyas Szandaï:

contrebasse

 

 

Jazz Hot by Mathieu PEREZ 

Spring 2013


Pour son premier concert en tant que leader, Ichiro Onoe a choisi un club intime pour partager avec ses proches les compositions originales qu’il a écrites au fur et a mesure de son itinéraire musical. Onoe, remarquable styliste que l’on a pu voir jouer aux côtés de Bobby Few, Hal Singer, est toujours à l’affût de jeunes talents –pensons à sa collaboration pour le premier album de Florian Bellecourt (vib), Fluid Device. Et c’est avec méticulosité qu’il a choisi les membres de son quartet, Mátyás Szandai (Herbie Mann, Archie Shepp, Dresch Quartet), Geoffrey Secco (Ernesto Tito Puentes, Dany Doriz) et Ludovic Allainmat (Max Pinto, Jean-Loup Longnon, Franck Lacy), trois jeunes musiciens expérimentés. La set list est l’image du batteur : singulière, variée et éclectique. Que ce soit avec une ballade, « Recesses of the Heart », un titre ultra swing, « Ermitage », ou un morceau plus funky, « Playground », Ichiro Onoe, dont on sent, à voir la concentration des musiciens durant le set, des partitions élaborées, déploie toute son énergie et joue avec ses tripes. Les musiciens tout aussi concentrés sont à leur meilleur quand le batteur les pousse au maximum. Quelques hésitations dans la reprise de « Ladies in Mercedes » de Steve Swallow ne jettent aucune ombre sur la musicalité de Secco et d’Allainmat et la technique de Szandai, qui est exceptionnelle. Après une subtile « Carolyn ‘Keki’ Mingus » de Charles Mingus, la soirée finit en beauté avec le tout premier titre composé par le batteur, « Le Vent de l'Enfance ».